Une tendance à la baisse qui se poursuit. Depuis 20 ans, la pollution de l’air en Île-de-France a été divisée de moitié pour deux des polluants les plus nocifs. En 2024, les concentrations de particules fines, favorisant le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, ont baissé de 55% par rapport à 2004. Celles de dioxyde d’azote, qui aggrave notamment le risque de mortalité lié au diabète et aux AVC, de 50% sur la même période, selon Airparif.

L’organisme indépendant de surveillance de la qualité de l’air explique cette amélioration par la «réglementation» et les «politiques publiques mises en place pour réduire les émissions de polluants de l’air liées notamment au trafic routier, au chauffage et aux activités industrielles». L’ozone, nocif pour le système respiratoire, est le seul polluant dont les indicateurs stagnent sur la période. L’augmentation des températures est favorable à sa formation.
«Dix mois d’espérance de vie en moins»
Seulement trois épisodes de pollution ont été relevés en 2024 en région parisienne. C’est le nombre de journées de pollution par an le plus bas jamais enregistré, montre l’étude, qui précise que «le nombre de décès prématurés liés à la pollution de l’air a baissé d’un tiers entre 2010 et 2019». De 10 000 décès par an en 2010, ils ne sont plus que 6 200 en 2019.

Malgré ces bonnes nouvelles, Airparif a précisé que la qualité de l’air reste un enjeu de santé publique majeur. Selon le rapport, les polluants atmosphériques entraîneraient une perte moyenne de dix mois d’espérance de vie par adulte en 2019 en Île-de-France. L’année dernière, plus de 2,6 millions de Francilien·nes respiraient un air dont les concentrations en polluants étaient supérieures aux seuils de la nouvelle directive européenne, à respecter en 2030.





