Édition du 17 mars 2025

Terre minée

Chères toutes et chers tous,

🎩 C’est l’article le plus de la semaine dernière. Vous avez dévoré notre interview de l’agroclimatologue Serge Zaka intitulée «Le problème le plus urgent pour l’agriculture, c’est le manque de froid». Il raconte notamment à Vert pourquoi les abricotiers sont plus vulnérables à cause du changement climatique. Pour (re)découvrir le contenu le plus lu de la semaine dernière, cliquez ici.


Après la guerre civile en Syrie, les habitants se relèvent sur un champ de ruines et les agriculteurs cultivent l’espoir.


«La guerre a rendu la terre stérile» : après la chute de Bachar Al-Assad, la Syrie se relève au milieu des ruines et des champs dévastés

L’environnement a payé un lourd tribut pendant la guerre civile syrienne, entre 2011 et 2024, qui a fait plus d’un demi-million de morts et plus de six millions de personnes réfugiées. Aujourd’hui, les agriculteur·ices tentent de retrouver un semblant de vie et de restaurer leurs cultures, face au défi d’une paix durable.

Sur la route qui mène de Damas à Douma, dans la Ghouta orientale, en Syrie, les champs de ruines défilent à perte de vue. Ghouta, en arabe, signifie oasis. Autrefois, une ceinture de verdure entourait la capitale syrienne : la majorité des fruits et des légumes y étaient cultivés. Au fil des années, celle-ci est devenue béton en raison d’une urbanisation galopante dès les années 1960. Pendant plus de 54 ans, les Assad, père puis fils, ont dirigé le pays d’une main de fer. En 2011, une révolution pacifique a éclaté dans le pays. La répression d’Assad fils a fait jaillir un bain de sang. Sur l’autel de l’ordre, des milliers de Syrien·nes ont été sacrifié·es et avec elles et eux, leurs terres et ses ressources naturelles.

💌 La quotidienne de Vert

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