Fer de Danse. Musique, poésie, danse… une véritable vague artistique a déferlé dimanche 11 juin dans les rues de Paris, aux abords de l’Académie du Climat, pour sensibiliser à l’urgence climatique et sociale.
Organisée par le Collectif Minuit 12, Le bruit qui court, Greenline foundation et l’Ecologie culturelle, la «Magma» avait pour but de «montrer la propagation de l’énergie et du message» du mouvement pour le climat au plus grand nombre. Une centaine de manifestant·es ont ainsi déambulé en se déhanchant au son de la batucada et d’un gros sound system le long d’un parcours émaillé de performances artistiques.

«On se bat pour la vie, on utilise la joie, parce que c’est ce qu’on veut voir advenir plus tard», explique à Vert Mathilde Caillard, alias «MC danse pour le climat», devenue célèbre pour ses chorégraphies associant le climat à la réforme des retraites.«Les décisions se font sans nous, alors on fait avec les moyens qu’on a : occuper l’espace public», ajoute-t-elle.

En apercevant le cortège sonore et joyeux, de nombreux curieux décident de se joindre au mouvement. «J’ai entendu de la musique et le sujet me parle. La situation est tellement catastrophique que de voir autant de gens joyeux ça fait du bien», reconnaît Cécilia, qui ne pensait pas se retrouver là.

D’autres, à l’instar, de Stefano, suivent le mouvement tout en restant sceptiques : «ça rend moins crédible la cause, les gens qui s’en foutent vont penser que les écologistes n’ont rien envie de faire à part s’amuser.» Convaincus ou non, la première déambulation artistique pour le climat a au moins eu le mérite d’intriguer la quasi totalité des parisien·nes et touristes croisé·es sur son passage.





