Chères toutes et chers tous,
💚 Vert entre dans une nouvelle ère cette semaine avec un nouveau site internet, que l’on vous a présenté hier, et une nouvelle équipe enquêtes et solutions sur les pollutions et la santé. Pour en savoir plus sur ce projet, c’est par ici 👈
Vert a fait le test : il est clair que le cadmium nous infeste.

L’équipe de Vert est-elle contaminée au cadmium ? Nous avons fait le test
Dose métal. Alors que Vert enquête depuis des mois sur ce métal lourd cancérogène, nous avons décidé de faire tester les journalistes de notre rédaction, ainsi que leurs enfants. Voici ce que révèlent nos résultats.
Depuis le mois de mars, la rédaction de Vert se plie en quatre pour vous permettre de comprendre tout ce qui se joue autour de la contamination généralisée au cadmium, ce métal lourd classé «cancérogène certain» par l’Organisation mondiale de la santé, toxique pour les reins, les os, et la reproduction. Plus nous avancions dans nos découvertes, plus cette question nous brûlait les lèvres : et nous ? À quel point sommes-nous contaminé·es ? Qu’en est-il de nos enfants ?
Alors que le gouvernement a promis de bientôt rembourser les tests pour une poignée de Français·es (notre article), nous avons décidé de franchir la porte de laboratoires, entre collègues ou en famille, pour en avoir le cœur net. C’est ce que vous découvrirez dans cette vidéo.
Dix personnes ont été testées – six adultes (de 24 à 40 ans) et quatre enfants (de 9 semaines à 9 ans). Pour interpréter les résultats, nous avons pu bénéficier du regard avisé de Pierre Souvet, cardiologue et fondateur de l’Association santé environnement France (ASEF), qui se bat pour alerter sur le cadmium depuis des années.
Les résultats de nos enfants étaient tous en dessous des seuils d’alerte. Quatre adultes (trois femmes et un homme) présentaient en revanche des teneurs en cadmium notables. Ces personnes ont pourtant des habitudes de consommation et des modes de vie très différents : âges variés, fumeur·ses et non-fumeur·ses, régime végétarien ou non, consommation plus conséquente de produits bio ou non-bio… Comme vous le verrez dans la vidéo, une journaliste de notre équipe présente une teneur en cadmium bien supérieure au reste de l’équipe, de 0,7 microgramme par gramme (μg/g) de créatinine (un indicateur présent dans l’urine).
👉 Cliquez ici pour en savoir plus sur notre démarche et sur la nouvelle équipe de Vert dédiée aux enquêtes ; et rendez-vous juste là pour lire l’article de Zoé Moreau sur la proposition de loi sur le cadmium, enfin à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

· Selon une étude publiée dans la revue Nature Medicine et reprise par Le Monde ce mercredi, le piclorame – un pesticide jugé sans risque – serait une cause possible du développement des cancers colorectaux chez les moins de 50 ans. Les scientifiques espagnols ont retrouvé la trace de cet herbicide dans les tissus des tumeurs de la majorité des jeunes patient·es testé·es partout dans le monde. En France, l’utilisation du piclorame reste faible, les volumes utilisés étant inférieurs à dix tonnes par an. – Le Monde
· Mardi, le géant de l’extraction de fer Fortescue a été condamné à verser 108 millions de dollars (environ 92 millions d’euros) d’indemnisation à un groupe autochtone australien dont les terres ancestrales ont été dévastées par l’activité minière. Des mines à ciel ouvert, une voie ferrée, des décharges et un stock de matériaux ont notamment été disséminés sur les terres du peuple Yindjibarndi, dans l’ouest du pays. En tout, 124 sites classés du patrimoine autochtone ont été «complètement détruits», estime le juge. – 20 minutes (AFP)
· Mardi toujours, le parquet de Toulouse (Haute-Garonne) a annoncé que plusieurs perquisitions avaient eu lieu la veille au siège social d’Atosca, responsable du chantier de l’A69 entre Toulouse et Castres (Tarn). La justice cherche à préciser l’implication de différent·es intervenant·es dans les «dépassements» de chantier constatés. En décembre dernier, l’association France nature environnement avait porté plainte car Atosca s’est installé sur 86 hectares de terrain en dehors du périmètre autorisé par un arrêté préfectoral. – Ici Occitanie


Après le sauvetage du pionnier français Towt, une loi pour développer le transport de marchandises à la voile adoptée
Towt ou tard. La brume qui obstruait l’horizon de Towt, pionnier du transport de marchandises à la voile, se dissipe. Jeudi 7 mai, le tribunal des activités économiques du Havre a validé l’offre de reprise déposée par le Crédit Mutuel. Cela coïncide avec l’adoption, mardi à l’Assemblée nationale, d’une proposition de loi transpartisane visant à accélérer le développement de la filière maritime à propulsion vélique. À travers des mécanismes fiscaux et financiers, dont le montant reste à définir, elle vise à soutenir les acteurs qui veulent décarboner le transport maritime de personnes et de biens grâce à la voile.
👉 Cliquez ici pour lire la suite de cet article de Julien Lec’hvien.


Labels, fibres naturelles… Comment éviter les produits chimiques et les PFAS dans les vêtements pour enfants ?
Livide dressing. Comme pour les adultes, les industriels du textile recourent à de nombreuses substances chimiques à toutes les étapes de fabrication d’un vêtement pour enfant. Problème : «La peau des bébés et des enfants est plus perméable, les polluants entrent plus facilement dans leur corps», prévient Anne Lafourcade, chimiste en santé-environnement. Pour éviter d’intoxiquer les nouveaux-nés, il existe de bonnes pratiques, notamment de privilégier les labels comme GOTS et Oeko-Tex. Le premier garantit que plus de 70% des fibres utilisées sont naturelles et d’origine biologique. Le second certifie que le produit et ses composants ne contiennent aucune des 100 substances les plus nocives.
👉 Cliquez ici pour lire tous nos conseils dans cet article de Marion Durand, dans le cadre de notre série Label Vert.


Aux États-Unis, des agriculteurs se démènent contre la contamination de leurs champs aux PFAS
Maine pas peur. Au nord-est des États-Unis, les autorités du Maine proposent des solutions aux agriculteur·ices pour cultiver leurs terres malgré une forte contamination aux PFAS, ces polluants ultra-persistants et toxiques. Le journaliste Hugo Coignard est allé à leur rencontre et raconte dans sa vidéo – et dans un article pour Vert – l’origine de cette pollution et la lutte de ces exploitant·es pour maintenir leur activité.

+ Rémy Calland, Marion Durand, Lilou Hiver, Julien Lec’hvien, Zoé Moreau, Mathilde Picard et Antoine Poncet ont contribué à ce numéro.














