Chères toutes et chers tous,
Vous tenez entre les mains notre édition spéciale consacrée à l’accord final qui vient d’être trouvé ce mercredi matin à la COP28 de Dubaï.
Pour vous faire vivre cette COP au jour le jour, dans sa toute sa démesure et sa complexité, nous n’aurons reculé devant (presque) rien ! Nuits courtes, exploration des coulisses, rencontres avec les expert·es et les activistes, mais aussi fréquentation des pistes de ski, des centres commerciaux et autres spots hautement énergivores de Dubaï… Nous espérons que tout ce travail vous aura été utile à comprendre les enjeux présents et à venir de la lutte contre le réchauffement climatique. Bonne lecture.
Alors que vient l’heure de dire Dubaï bye à la COP28, on vous récapitule tout ce qu’il y a à savoir, vite et bien.

COP28 : un accord «historique» sur les énergies fossiles, mais pour qui ?
COP de fin. À Dubaï, pour la première fois de l’histoire, un texte de conférence mondiale sur le climat pointe clairement du doigt les énergies fossiles. Mais en laissant la porte ouverte à des technologies hasardeuses et faute de financements suffisants pour les pays du Sud, la COP28 aura encore ménagé les principaux contributeurs à la crise climatique : les pays occidentaux et leurs fournisseurs de charbon, de gaz et de pétrole.
«En l’absence d’objection, le texte est ainsi adopté». Coup de marteau. Les applaudissements nourris des délégué·es de quelque 200 pays résonnent fort dans la salle qui accueille la dernière séance plénière du 28ème sommet mondial (COP28) sur le climat de Dubaï (Émirats Arabes Unis), entamée deux semaines plus tôt. Dehors, la poignée de jeunes activistes resté·es jusqu’au bout n’est pas du même avis : «C’est un coup de couteau dans le dos après qu’on nous avait promis une victoire historique», désespère Mitzi Jonelle Tan, militante philippine du mouvement Fridays for future.







