Édition du 27 février 2024

Lycées dans le sens du poil

Chères toutes et chers tous,

🤔 Quelles sont les questions sur l’écologie qui vous taraudent en ce moment ? Dites-nous tout en répondant simplement à ce mail ! Demain, nous vous proposerons de choisir entre deux des questions posées par nos lectrices et lecteurs, et nous répondrons la semaine prochaine à celle que vous aurez retenue.


Pour que l’agroécologie décolle, peut-être faudrait-il lui laisser une place à l’école ? 


Dans les lycées agricoles, une transition écologique semée d’embûches

Classes vertes ? Depuis 2014, l’enseignement agricole est censé avoir pris le virage de l’agroécologie. Dans la pratique, l’impulsion dépend fortement de la volonté des enseignant·es, des réticences de certain·es élèves et, parfois, de la pression des agriculteur·ices du coin.

Première spécificité de l’enseignement agricole : il est sous la tutelle non pas de l’Éducation nationale mais du ministère de l’Agriculture. On y trouve des adultes en reconversion, mais aussi de très nombreux·ses jeunes en apprentissage ou en formation initiale, de la 4e au doctorat. Beaucoup sont enfants d’agriculteur·ices et la moitié étudie en internat. Pour ne parler que du secondaire, «c’est un milieu assez consanguin, où on reproduit ce dans quoi on a grandi. À moins d’avoir des profs “mentors”, convaincus par l’agroécologie», analyse Renaud Viguié, enseignant en Rhône-Alpes. Pour beaucoup, passer à l’agroécologie reviendrait à « tuer le père » à chaque fois qu’ils entrent en cours d’agronomie».

💌 La quotidienne de Vert

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