Pour les élections municipales des 15 et 22 mars, le Rassemblement national (RN) voit les choses en grand. Son président, Jordan Bardella, a annoncé mi-janvier que les instances du parti avaient investi 650 candidat·es. Elles et ils n’étaient que 400 lors du dernier scrutin, il y a six ans. Depuis 2020, l’extrême droite (RN ou non) dirige treize communes de plus de 10 000 habitant·es. Parmi elles : Perpignan, Fréjus, Beaucaire ou encore Hénin-Beaumont.
Le 1er décembre dernier, devant la presse, le directeur de campagne des municipales pour le parti à la flamme, Julien Sanchez, a vanté le bilan des maires RN – élu·es en 2014 ou en 2020. «Dans toutes les villes gagnées, on a amélioré nos résultats», aux dernières élections présidentielle et législatives, a-t-il souligné.

L’occasion pour lui de remettre une pièce dans la machine à dédiabolisation : «Cela ouvre les yeux sur ce qu’est réellement le RN. Cela montre que, quand on essaye le RN, on a envie de nous garder aux prochaines élections ; que nous sommes des gens responsables, qui agissent dans l’intérêt général.»
Pourtant, les élu·es d’opposition, les ONG ou les associations locales qui ont surveillé la gestion municipale du RN ces dernières années disent le contraire. Là où l’extrême droite est au pouvoir, elle coupe les subventions au milieu associatif, affaiblit le secteur public et cible les populations les plus précaires, montre un rapport d’Oxfam publié le 5 février.
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