Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, les témoignages de vacancier·es se multiplient : les méduses envahissent certaines plages françaises. Pour autant, le phénomène n’a rien d’anormal et il n’y a pas plus de méduses que les années précédentes. Elles «vivent au large toute l’année et se retrouvent parfois près de la surface. Avec le jeu des courants et des vents, elles peuvent se retrouver par essaims sur les plages, en bord de mer», a expliqué Pierre Gilles, chargé de projets sur la politique des océans à l’institut océanographique de Monaco, auprès de TF1.

Des méduses, et des fausses méduses
Pour connaître les plages les plus touchées par le débarquement massif de ces animaux marins urticants, plusieurs bases de données collaboratives sont régulièrement mises à jour. Sur le site d’Acri-st, on peut découvrir les endroits où des méduses ont été observées lors des deux derniers jours. Et sur la base de données Meduseo, il est même possible de remonter deux semaines en arrière. Cette dernière plateforme rassemble aussi des commentaires d’internautes : «Je me suis fait piquer» ; «Il y en a au bord de la plage» ; «Elles sont violettes, marrons ou blanches». Les deux sites donnent par ailleurs une idée du nombre de ces animaux présents près des côtes.

Il en ressort que les méduses sont particulièrement nombreuses en Méditerranée : Var, Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes. Il y en a beaucoup moins sur la façade atlantique. Toutefois, sur les côtes basque et landaise, certaines plages ferment à cause d’animaux marins translucides et gluants… qui ne sont pas des méduses. Avec leur belle robe violette et leurs reflets brillants, ces physalies ne font pas partie de la même famille… mais sont tout de même ultra-urticantes.





